Réduire le risque d’insomnie, c’est possible !

Source: futura-sciences.com

              L’être humain est biologiquement programmé à passer environ un tiers de sa vie dans un état de perte conscience du monde extérieur appelé sommeil. Cet état joue un rôle prépondérant dans son bien-être physique et mental. Il contribue notamment à sa capacité à apprendre, à mémoriser, et à booster son système immunitaire. À cause de la pollution sonore, de la pollution lumineuse, du stress et autres, le sommeil des uns et des autres n’est pas de tout repos. Parfois ces perturbations entrainent des troubles du sommeil comme l’insomnie. Pour éviter le pire des scénarios, quelques conseils tirés d’une étude récemment publiée sont proposés pour prévenir l’insomnie.

              D’après une étude réalisée par l’équipe de Yun-Kwok Wing, de l’Université Chinoise à Hong Kong, et le professeur Charles Morin de l’Université Laval, une simple intervention psychologique de quatre séances d’informations de 60 minutes s’avère efficace pour prévenir l’insomnie chez les adolescents. Publiée dans la revue  Pediatrics, cette étude est basée sur une intervention comportant deux volets : D’un coté, elle encourage un changement des croyances liées au sommeil ; de l’autre, elle vise à instaurer des habitudes de vie propices au sommeil. C’est en résumant ces deux composantes de cette intervention que surgiront ces conseils pratiques.

Garder des attentes réalistes envers le sommeil.       

Souvent, dans les medias, on recommande aux gens  de dormir au moins 8 heures par nuit pour se sentir reposé. Pourtant les besoins de sommeil varient d’une personne  à l’autre. Donc les êtres humains ne sont pas tous égaux par rapport au temps passé pour « ce voyage aventureux de tous les soirs » (Baudelaire). Des chercheurs de l’Université de Berkeley ont même identifié un gène permet à une famille de dormir 2 heures de moins. Alors petit ou gros  dormeur, c’est peut-être une question de gène. En tout cas,  il est très important de connaitre son rythme de sommeil et de le respecter.

Le sommeil ne se commande pas

À force de vouloir s’endormir, on finit souvent par rester éveillé. Parce que l’effort mis pour tomber dans les bras de Morphée, est source d’anxiété de performance. Et cette pression met en suspens la possibilité de s’endormir. Alors, mieux vaut sortir du lit après 20 minutes sans sommeil pour éviter de retarder encore plus l’endormissement. Lorsque la personne est plus ou moins apaisée, le doux repos qu’offre le sommeil devient possible.

Revoir les causes de l’insomnie est souvent source d’insomnie

La recherche des causes de l’insomnie n’est pas du tout une bonne idée. Cette quête peut occasionner un sentiment de désespoir ou d’impuissance face au problème de sommeil. Ce sentiment fait souvent durer le trouble dans le temps. Donc ça n’ira pas mieux en s’inquiétant. La vraie solution réside dans la capacité de la personne à respecter ses horaires de sommeil et surtout d’adopter une stratégie lui permettant de mieux gérer ses inquiétudes.

Dédramatiser les conséquences des difficultés de sommeil

Le fonctionnement de la journée d’une personne (fatigue, irritabilité, découragements, etc.) est susceptible d’être perturbé à la suite d’une mauvaise nuit de sommeil. Pourtant le rapport de corrélation souvent mis avant entre ces deux situations n’est pas si évident que ça. C’est-à-dire une bonne nuit de sommeil ne garantit pas nécessairement une bonne journée le lendemain et vise versa. Alors le mieux est de rester ZEN en dépit d’un sommeil dérangé pendant la nuit. D’ailleurs si la personne commence sa journée du bon pied, il n’aura pas de souci à se faire. Alors, pas la peine d’anticiper ou de craindre les conséquences d’une mauvaise nuit de sommeil.

Maintenir les routines en dépit du manque de sommeil

Comportement dominant de beaucoup de gens au petit matin, juste après une mauvaise nuit de sommeil : rester au lit plus longtemps que d’habitude pour compenser le manque. Dans ce cas de figure, les résultats sont manifestes et ponctuels : dérèglement au niveau de l’emploi du temps, du retard au travail ou à l’école, une petite fatigue, etc. Donc le temps passé au lit pour tenter de rattraper le sommeil perdu ne servira pas à grande chose. Alors il est préférable de commencer la journée comme à l’accoutumée, en intégrant une bonne tasse de café ou de chocolat chaud dans son petit déjeuner.

En plus de tout ça, il est important d’attirer l’attention des lecteurs sur la nécessité de garder une hygiène du sommeil qui embrasse non seulement les comportements face  aux écrans, aux horaires de sommeil, aux conditions de la chambre et du lit, … mais aussi ce qu’on consomme avant de dormir. Et c’est en mettant tout ça en pratique que la prévention devient possible.

Auteur: Jean Rico Paul

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