Quelques conseils de Françoise Dolto à nous, les parents

Françoise Dolto (1908-1988), célèbre pédiatre et psychanalyste française, a changé notre façon de voir, de comporter et de parler avec l’enfant. Elle a mis fin à l’idée selon laquelle l’enfant, particulièrement le bébé, n’est pas un être humain à part entière. Pour elle, il est un adulte en devenir. Pour cela, les parents doivent manifester à son égard du respect et  de la confiance. Base même de la relation parents-enfant. Nous faisons des erreurs avec l’enfant (souvent, malgré nous) qu’il va, plus tard, en subir les conséquences. Nous nous tournons alors vers Françoise Dolto qui, à travers ses œuvres fait surgir des conseils pratiques, capables de faciliter notre relation avec notre progéniture. Dans ce présent article, nous partageons cinq (5) de ses conseils les plus pertinents pour bien éduquer notre enfant.

Eliminons le mensonge dans notre rapport à l’enfant

              Sous prétexte que notre enfant n’a pas encore le droit de savoir certaines choses sur sa vie ou autres, nous avons souvent tendance à lui raconter n’importe quoi.   Pourtant,  selon Françoise Dolto, le mensonge n’est pas du tout une option. Elle nous convie à toujours « Parler vrai », à dire ce que ce dernier est prêt à entendre. D’ailleurs elle a écrit : « Il vaut mieux une souffrance qu’un non-dit, la vérité qu’une fable, […]. »

Apprenons à dire « NON » à l’enfant

              Dans certaines situations, dire « NON » à l’enfant n’est pas toujours facile. Surtout lorsque nous savons qu’il finira par effondrer en larmes. En fait, un NON qui fait pleurer l’enfant, engendre beaucoup moins de souffrances qu’un OUI qui entrave sa sécurité. Dolto nous apprend que « la souffrance est inévitable » dans la vie des êtres humains, même étant petit.  Pour nous permettre de mieux comprendre ce qu’elle écrit : « Les parents doivent savoir que, quoi qu’ils fassent, ils auront toujours tort aux yeux de l’enfant, et cela tout en faisant de leur mieux ».

Cherchons toujours à le rendre autonome

 Eduquer, c’est susciter l’intelligence, les forces créatives d’un enfant tout en lui donnant ses propres limites pour qu’il se sente libre de penser, de sentir et de juger autrement que nous-mêmes, tout en nous aimant. 

Françoise Dolto

Dans la définition ci-dessus, on voit clairement que  la finalité de l’éducation est de permettre à l’enfant d’accéder à son autonomie. Toutes les actions des parents doivent s’orienter vers ce but combien important pour son épanouissement personnel. Puisque l’autonomie n’arrive pas d’un seul coup, les parents ont la responsabilité (en tant qu’éducateur) d’enseigner à  l’enfant les fondamentaux : capable de s’alimenter, s’habiller, se baigner, fait tout seul son lit, etc. Pour le reste, nous devons apprendre à lui faire confiance là-dessus.

Continuons à vivre notre vie d’adulte

Au-delà du rôle de père ou de mère, nous avons d’autres rôles à assumer dans la vie de tous les jours. Ils sont notamment celui d’un employé et d’un conjoint. La place prioritaire que joue notre enfant au sein de la famille ne doit pas constituer une sorte barrière dans notre  vie de couple ou professionnel. Sur cette question, elle écrit : «  Et quand l’enfant doit être accompagné, il ne faut pas l’obliger à être celui qui peut mettre son père ou sa mère, à cause de lui, en retard a son travail. C’est lui donner un trop grand pouvoir sur l’euphorie des adultes, sur leur tranquillité !»

Préservons l’enfant de la nudité de l’adulte

Certains parents pensent que prendre un bain avec un enfant de 4 ans est une chose anodine. Sans aucune conséquence pour l’enfant.   Pourtant, « ils ne doutent pas qu’ils cultivent des sentiments d’infériorité chez l’enfant devant la survalue déjà formidable du corps vêtu des parents ». Alors, pour le bébé, le corps à corps avec la mère est essentiel pour son développement affectif, mais pour  l’enfant qui marche, qui parle, est une pratique qui  peut être dangereux dans sa vie imaginaire.

Pour répéter après Françoise Dolto, « les parents sont les premiers qui savent […] ». Nous savons très bien ce qui peut faire du bien et, du même coup, faire avancer nos enfants dans la bonne direction.  Mais, seulement, nous n’osons pas sortir de notre zone de confort pour essayer d’assumer certaines responsabilités en tant qu’éducateur. C’est beaucoup plus facile pour nous de suivre un chemin tout tracé alors que les choses changent, nous sommes donc l’obligation de nous adapter continuellement pour le bien de nos progénitures.

Jean Rico PAUL,

Psychologue de Formation

Pour en savoir plus :

Bibliographie

Dolto, F. (2014). Les étapes majeures de l’enfance. Paris: Gallimard.

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