Téléphone portable à l’école : d’insupportable à profitable

Le téléphone est l’instrument technologique le plus répandu dans nos sociétés. Sa généralisation est surtout liée à la démocratisation de son prix. Même dans un pays pauvre comme Haïti, l’usage des smartphones devient monnaie courante. Aujourd’hui, un enfant ayant en sa possession cette technologie de l’information et de communication ne provoque guère d’étonnement. Là où les choses se compliquent, c’est lorsque l’enfant (ou un ados) pénètre la salle de classe avec ce gadget électronique. Nombreux sont ceux qui pensent que l’usage du smartphone à l’école devrait être interdit tout simplement, pourtant d’autres voient l’opportunité d’un enseignement plus adapté au monde actuel.

CP : JFJacobsz

Généralement, c’est au tout début du troisième cycle du primaire, donc vers l’âge 11-12-13 ans, que les parents décident de permettre l’usage du smartphone. C’est souvent un cadeau donné à l’élève pour avoir brûlé une étape décisive dans sa carrière scolaire sans pour autant préparer l’enfant à faire un bon usage de cet appareil. Bien que c’est très difficile à faire !

À l’école, les portables sont souvent insupportables

Normalement, à l’école, les smartphones doivent être éteints et  bien rangés dans son sac. Mais souvent, au bout 15 minutes, le besoin de les utiliser se fait sentir. Parfois c’est simplement pour vérifier ses notifications ou encore pour  regarder l’heure. D’autrefois, c’est pour envoyer un SMS, mettre un statut sur WhatsApp, actualiser son compte Facebook, etc. Mais peu importe le motif, l’attention portée au cours est déviée. Donc le processus d’apprentissage est perturbé.

En France, par exemple, l’une des raisons qui ont poussé les décideurs à interdire les téléphones portables à l’école est le fait que leur utilisation diminue la qualité de vie collective, ce qui est indispensable à l’épanouissement des élèves. C’est-à-dire, l’interdiction donne la possibilité à l’élève de sortir de sa bulle pour aller vers ses camarades. Cet objet absorbant est aussi très nocif pour la santé des élèves (aussi les adultes), à cause surtout de la fameuse lumière bleue.

Et si l’on profite des cet outil technologique pour enseigner

Un jeune avec son smartphone peut ne pas qu’écouter de la musique, jouer, envoyer des SMS ou téléphone à l’école. Aujourd’hui, les martphone ont des fonctionnalités capable de faciliter la formation des élèves tant dans la classe qu’à la maison. Cela consiste, bien sur, à préparer les enseignants à adapter leur enseignement à cette nouvelle réalité, mais cela peut s’avérer très bénéfique pour l’élève.

Dans un cours d’anglais, par exemple, certaines applications comme apprendre l’anglais et Luvlingua sont susceptibles à devenir des compléments du cours. Un autre exemple ! Pour l’enseignement du français, l’application Projet Voltaire est formidable outil consistant à familiariser l’élève aux différentes règles de grammaire. Bref, des expériences inédites et efficaces dans l’enseignement sont maintenant possibles. Il suffit de faire travailler son imagination pour tout tenter.

Alors la quasi-unanimité des opinions sont défavorables à l’usage des smartphones au sein des établissements scolaires. L’attention et la concentration sont souvent les premières à être touchées. Ce qui pourrait mettre en péril tout le processus d’apprentissage. Mais cette technologie peut s’avérer être une valeur ajoutée dans la transmission du savoir. Surtout en utilisant des applications comme compléments des matières à enseigner.

Jean Paul Rico

Juste une petite sieste pour un élève plus performant

Contrairement à une idée reçue, le sommeil, voire la sieste, n’est pas du temps perdu. C’est un état physiologique qui s’inscrit dans le fonctionnement normal de l’organisme. C’est-à -dire nous sommes programmés à  dormir jusqu’à un tiers de notre vie. D’ailleurs le sommeil nous permet non seulement que nous récupérions de la fatigue physique et intellectuelle, mais aussi que nous soyons vigilants et performants dans les phases d’éveil qui suivent. Alors, qu’en est-il de la sieste ?

CP : ISTOCK / PEOPLEIMAGES

La sieste peut être considérée comme un petit sommeil durant la journée. Pour mieux dire, elle correspond à un stade de sommeil léger. Selon plusieurs chercheurs, la sieste comporte de nombreux bienfaits pour l’organisme. Parmi lesquels, elle permet de compenser en partie la dette de sommeil accumulée au fil des jours (Vera Smayan).

Selon les recommandations de l’American Academy of Sleep Medicine, l’enfant a besoin plus de 9 heures de sommeil par jour. Pour un enfant scolarisé, qui se lève très tôt (entre 6h et 6h30) pour se rendre à l’école, il est quasi-impossible de passer autant de temps de sommeil durant la nuit. La journée s’impose comme une alternative servant à compenser les temps de sommeil perdus.

 En plus, entre sortir de la maison pour l’école et prendre le chemin du retour (les heures de classe et recréation), l’enfant [élève] est soumis  à  de nombreuses activités sollicitant une attention soutenue et  beaucoup d’énergies.  Alors après au moins 5 heures d’activités à l’école, l’enfant a un grand besoin d’un moment de transition visant à permettre une bonne récupération.

Pour cela, la sieste constitue une issue très bénéfique pour l’élève et ceci à deux niveaux. D’un coté, la sieste permet de pallier à son manque de sommeil, et de l’autre coté, elle garantit son regain d’énergie capable de diminuer drastiquement sa fatigue physique et intellectuelle. L’heure idéale pour faire cette petite sieste est comprise entre 13 et 15 heures. Au-delà de 15 heures, le risque de la perturbation du sommeil nocturne devient plus grand. Et surtout, son temps de sieste ne doit pas dépasser les 30 à 40 minutes.

Selon le neuroscientifique Stanislas Dehaene, le sommeil facilite la rétention des informations apprises. C’est d’ailleurs pendant  le sommeil que les informations sont intégrées dans la mémoire à long terme. Ce qui signifie que la sieste permettrait à l’élève de mieux emmagasiner les notions apprises pendant les heures de cours.

Alors, le sommeil fait partie intégrante de notre vie. Pour le bon développement physique et intellectuel de l’élève, le respect de son temps de sommeil doit être scrupuleusement observé. La sieste parait être un bon copain de l’apprentissage et de la mémoire. Donc il est plus facile pour l’élève d’étudier et faire ses devoirs juste après une bonne trentaine de minutes de sieste après la sortie de l’école.

Jean Rico PAUL